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La pêche des salmonidés migrateurs

 

Le saumon atlantique et la truite de mer sont des espèces migratrices amphihalines emblématiques de noscours d’eau qui témoignent d’une bonne qualité de l’eau. Ces espèces sont appréciées des pêcheurs pour leur taille, leur combativité.

Cependant, elles font l’objet de mesures de protection particulières en raison de la fragilité de leurs populations. Les pêcher demande de connaitre et de respecter certaines règles.

La page suivante vous donne toutes les informations nécessaires pour vous lancer dans la pêche du saumon atlantique et de la truite de mer!

>Les devoirs et obligations des pêcheurs de saumon atlantique (Salmo salar) et de truite de mer (Salmo trutta trutta)

>Comment différencier un saumon atlantique d’une truite de mer ?

Le saumon et la truite de mer présentent certaines ressemblances qui peuvent amener à les confondre, la forme de leur corps est fusiforme et ils possèdent tous les deux une nageoire adipeuse. Toutefois, plusieurs caractéristiques permettent de les différencier. L’illustration de la fédération du Pas-de-Calais (62) ci-contre illustre très bien ces différences (Figure 1).

 

Le saumon atlantique (Salmo salar) (SAT) possède un pédoncule caudal plutôt long et étroit qui permet de le saisir par la queue. Il a une nageoire caudale profondément échancrée avec des extrémités pointues. Sa mâchoire ne dépasse pas le milieu de l’œil. On peut observer que les points présents sur sa peau se situent au dessus de la ligne latérale. Enfin, on note une absence de couleur rouge/orangé sur la marge de sa nageoire adipeuse.

 

La truite de mer (Salmo trutta trutta) (TRM) possède quant à elle un pédoncule caudal plutôt court et large qui permet difficilement de la saisir par la queue. Sa nageoire caudale est à fourche peu marquée, elle est pratiquement droite et à des extrémités arrondies. La mâchoire de la truite de mer atteint voire dépasse l’arrière de l’œil. Contrairement au saumon, les points sur sa peau se répartissent de part et d’autre de la ligne latérale. Enfin, on peut généralement constater la présence d’une coloration rouge/orangé sur la nageoire adipeuse.

 

A quoi sert le supplément « migrateurs » ?

Le supplément migrateurs comporte une redevance pour la protection des milieux aquatiques (RMA) spécifique aux poissons migrateurs versée aux agences de l’eau, et une cotisation associative qui permettent de financer les associations migrateurs et les actions pour la protection des espèces migratrices (ex : Suivi des populations et des captures/mesures diverses en faveurs des espèces migratrices/ programme de gestion…).

 

>Pourquoi déclarer ses captures de salmonidés migrateurs ?

La déclaration de capture est un outil d’aide à la gestion et à la protection du stock de saumon atlantique. C’est également un moyen d’accroitre les connaissances sur cette espèce.

Aujourd’hui, le saumon atlantique est classé comme espèce « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées de France (Liste rouge des espèces menacées en France – poissons d’eau douce de France métropolitaine (2019). En effet, le saumon atlantique est devenu rare dans de nombreux cours d’eau du territoire national où il était initialement présent. Citons par exemple les cours d’eau côtiers bretons, la Loire, la Dordogne, la Garonne, l’Adour. Ce déclin remonte à plusieurs dizaines d’années. Plusieurs causes ont pu être identifiées afin d’expliquer cette forte régression des populations :

  • la destruction des habitats d’eau douce par extraction de granulat et colmatage sédimentaire des frayères
  • la présence de barrages qui bloquent l’accès des adultes aux zones de reproduction
  • les lésions causées aux jeunes saumons (smolts) par les turbines des usines hydroélectriques lors de la dévalaison
  • la dégradation de la qualité de l’eau
  • la tendance au réchauffement des eaux
  • des introductions de souches allochtones
  • une forte mortalité durant la phase marine liée la surexploitation par la pêche professionnelle

 

Aujourd’hui en France de nombreuses actions sont mises en place afin de préserver cette espèce. Le suivi des captures est l’une d’entre elles. Grâce aux déclarations des pêcheurs, il est possible de gérer correctement l’espèce, en adaptant notamment les captures à l’état des stocks.

Un autre outil de gestion a ainsi été mis en place en 1996 sur les cours d’eau bretons et de Basse-Normandie en complément de l’obligation de capture : le total autorisé de capture (TAC). Il s’agit du nombre de saumons qui peuvent être pêchés sans mettre en danger la population. L’atteinte du TAC peut entraîner une fermeture anticipée de la pêche. Plus récemment, la gestion par TAC a également été instaurée dans les départements d’Artois-Picardie et de Haute-Normandie où la pêche aux salmonidés migrateurs est autorisée.

D’autres systèmes comme les stations de comptage au niveau des passes à poissons, les prélèvements d’écailles rendant possible l’analyse de l’histoire de vie des individus permettent de compléter les connaissances sur cette espèce et contribuent ainsi à améliorer la gestion des populations.